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vendredi, 18 juin 2021

Bangui et ses alliés aiguisent leurs armes en attendant les législatives

Deux semaines avant le début du scrutin, le Premier ministre a réuni l’essentiel des institutions impliquées dans le processus électoral, en commençant par la MINUSCA.

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Le chef de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation de la République Centrafricaine (MINUSCA) ne passe plus un jour sans se rendre aux services du chef du gouvernement centrafricain.

Mankeur Diagne a y participé à une réunion lundi, 2 mars en compagnie du président de l’Autorité nationale des élections Mathias Barthélémy Morouba.

Le Premier ministre Firmin Ngrebada a présidé la rencontre dont l’ordre du jour était, sans surprise, la sécurisation du processus électoral pour les législatives.

Vendredi, 26 février déjà, M. Ndiagne était reçu en audience par le chef du gouvernement centrafricain.

Les rebelles se préparent aussi

La Centrafrique doit élire ses parlementaires lors d’un deuxième tour prévu le 14 mars 2021.

Et le défi est de taille pour les autorités. Les rebelles de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC) continuent à entretenir un climat d’insécurité dans l’arrière-pays et à menacer la capitale Bangui.

Les insurgés estiment que le processus électoral entamé le 27 décembre 2020 n’est pas inclusif.

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Lors d’une réunion le 24 février dernier devant le Conseil de sécurité des Nations unies, le représentant de la Russie – un des alliés de l’administration du président Faustin Archange Touadera – a fait valoir que des groupes rebelles étaient en train de se renforcer en argent et en armes.

La situation est d’autant plus inextricable que l’opposition a annoncé son retrait du processus électoral début février.

Conseil de sécurité

Face à la défiance de la classe politique et aux menaces des groupes rebelles, le Conseil de sécurité veut parvenir à revitaliser l’accord de paix au plus vite et/ou à augmenter les effectifs de la MINUSCA.

En prévision sans doute des troubles qui pourraient survenir après le 14 mars.

Malgré l’activisme du chef de la MINUSCA à Bangui, ces deux options du Conseil de sécurité restent concurrentes sur leur inapplicabilité quelques jours seulement avant le scrutin.

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