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mercredi, 4 août 2021

L’opération « Kumbo Clean » confirme que la guerre se poursuit au NoSo

Le général Valère Nka affirme que la guerre dans les régions anglophones continue de tuer, à la fois des séparatistes et aussi des soldats de l’armée camerounaise.

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Le commandant de la 5e région militaire a récemment donné le détail de l’opération de pacification dans le Bui.

Le général Valère Nka n’a pas enjolivé la réalité au-delà du raisonnable. À la fin de l’opération « Kumbo Clean », il affirme que la guerre au NoSo continue à tuer, à la fois des séparatistes, mais aussi des soldats de l’armée. 

Il a ainsi annoncé avoir perdu 4 hommes lors des 30 jours qu’ont duré l’opération qui s’est déroulée dans le département du Bui, région du Nord-Ouest. 

Le général ne précise pas les circonstances de chacune de ces morts.

Ce chiffre témoigne toutefois de la permanence de la violence dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest. On y lit aussi la détermination des insurgés à s’interposer à la volonté de pacification du gouvernement camerounais.

Mais l’opposition des séparatistes a un prix. Pendant un mois, les hommes du colonel Charles Alain Matiang ont ratissé la zone et « neutralisé » plusieurs insurgés, apprend-on. 

Des chefs de guerre réputés invincibles auprès de l’opinion locale se trouvent parmi les victimes. 

Au moment du bilan, « general Spider », « general Thunder de Kikaikom », et « general Abakwa de Meluf » manquent à l’appel.

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En plus des hommes, les insurgés enregistrent d’importantes pertes logistiques. L’armée camerounaise affirme avoir pu récupérer 5 AK-47, 10 vélos, des breloques, des pistolets de fabrication danoise, du carburant de contrebande et de l’équipement pour fabriquer des bombes artisanales.

Le bilan est apparemment mitigé sur le plan opérationnel. Cependant « Kumbo Clean » a permis à l’armée de faire une incursion au cœur de l’insurrection. 

Le général Nka estime d’ailleurs que « le département du Bui s’est avéré être l’épicentre de ce que nous appelons la lutte ambazonienne ici dans la région du Nord-Ouest ». La zone est tant et si bien sensible que l’armée y a mené trois opérations en l’espace d’un an.

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