21.7 C
Yaoundé
mercredi, 22 septembre 2021

Londres toujours partisan du dialogue… avec Paris et Washington sur la situation au NoSo

Lisez aussi

William BAYIHA
William BAYIHA
Journaliste engagé. Consultant en stratégie éditoriale et marketing.

La crise irrédentiste en cours dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun est conçue comme un problème entre grandes puissances vue du Royaume uni.

Le sous-secrétaire d’État James Duddridge l’a clairement réaffirmé lors d’un débat public à la chambre des communes mardi.

« Nous avons travaillé très étroitement avec nos partenaires français et américains, aux côtés d’autres partenaires », a-t-il répondu alors qu’il était interrogé sur la stratégie du gouvernement britannique pour venir en aide « à nos amis anglophones que nous avons trahi depuis 1962 (SIC)».

Douce pression sur Yaoundé

M. Duddrige ajoute que le gouvernement auquel il appartient travaille aussi avec la Chambre des communes et singulièrement avec Jeffrey M. Donaldson « sur l’instauration de la paix dans [la] région et le partage d’expériences ».

En rappel, Jeffrey Donaldson est un membre influent du réseau inter-partisan sur le Cameroun à la Chambre des communes.

Et les autorités camerounaises dans tout cela ?

Le sous-secrétaire d’État en charge des Affaires africaines suggère qu’il met une douce pression au gouvernement camerounais.

LIRE AUSSI L’art de marcher sur des œufs, le cas de Londres sur le NoSo

« Lorsque j’ai parlé au Premier ministre Ngute en décembre, j’ai réitéré l’engagement du Royaume-Uni à soutenir une résolution pacifique de cette question », se défend-il.

D’une manière générale, le gouvernement britannique aborde la question de la crise sécessionniste au Cameroun avec une grande prudence en public. Et parfois, ne l’aborde pas du tout.

Ce n’est pas le cas de tous les parlementaires.

Minorité anglophone

Le député Sir Edward Leigh, l’initiateur de ce débat, ne met pas de gants pour tancer les autorités camerounaises.

Selon lui, « il existe de nombreuses violations des droits humains. Le président francophone – un dictateur corrompu – est au pouvoir depuis 1982 et refuse de partager le moindre pouvoir à la minorité anglophone ».

Un commentaire tout de suite tempéré par le sous-secrétaire d’État James Duddridge.

D’abord en évoquant le profil du Premier ministre Dion Ngute et puis en promettant de visiter lui-même le Cameroun « le plus tôt possible ».

- Publicité -spot_img

Derniers articles

- Publicité -spot_img