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mercredi, 4 août 2021

Les larmes d’Agbor Balla face aux exactions des « révolutionnaires » au NoSo

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William BAYIHA
William BAYIHA
Journaliste engagé. Consultant en stratégie éditoriale et marketing.

C’est l’une des voix les plus audibles depuis le début de la crise anglophone. Cinq ans plus tard, Nkongho Felix Agbor Balla ne se reconnaît plus dans la lutte.

L’avocat et activiste des droits de l’homme a diffusé une série de tweets ce 20 juin. Il y condamne la violence aveugle des combattants sécessionnistes.

« Lorsqu’une révolution assassine ceux qu’elle est censée protéger, lorsqu’une révolution commet des crimes et décapitations atroces et horribles pendant que les leaders ne condamnent pas de tels actes, alors, aussi bien la révolution que le commandement est en erreur ».

@AgborNkonghoF

Plus loin, le président de l’Association des avocats du Fako dit reconnaître la légitimité des doléances. « Mais décapiter nos frères ne peut être une justification suffisante pour la révolution », s’émeut-il.

Les propos de Me Agbor Balla interviennent alors que au moins cinq responsables d’administration – délégués départementaux – ont été enlevés par des groupes séparatistes.

Parmi les personnes enlevées, Johnson Madia Modika, le délégué départemental du ministère de l’Économie et de Planification (MINEPAT), a été décapité par ses ravisseurs. Ses camarades d’infortune restent introuvables.

Felix Agbor Balla presse dès lors les leaders de la « révolution » de «repenser cette lutte ».

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À noter que l’avocat a été interpellé et placé en détention entre janvier et août 2017.

Il était alors le leader du Cameroon Anglophone Civil Society Consortium, la toute première plateforme de revendication de la cause anglophone.

Mais à la différence de la frange sécessionniste, Me Agbor Balla a toujours revendiqué le retour à l’État fédéral.

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