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dimanche, 24 octobre 2021

Les groupes armés ensanglantent les grandes vacances

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William BAYIHA
William BAYIHA
Journaliste engagé. Consultant en stratégie éditoriale et marketing.

Les insurgés ont multiplié des attaques contre les populations durant le mois de juillet 2021 que ce soit dans la région de l’Extrême-Nord ou au NoSo.

Dans le Fact Sheet de juillet 2021 du Bureau Cameroun du Haut commissariat des Nations Unies aux réfugiés, on peut lire que le pays a subi 62 incidents au moins.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ont par exemple enregistré la généralisation des incidents de types embuscades, notamment dans le département de la Momo.

On note des attaques aux engins explosifs improvisés (IED) et la multiplication des cas de coupeurs de route. À quoi il faut ajouter de multiples combats entre les insurgés et les éléments de l’armée.

Cette situation toujours tendue a eu un impact négatif sur le retour des populations locales contraintes de trouver refuge loin de leur village.

LIRE AUSSI Les déplacés internes ne sont pas tous des victimes de Boko Haram

À l’Extrême-Nord, la situation est peut-être pire.

Le Cameroun a maintes fois été la cible de « groupes armés non-étatiques » dans les départements du Logone et Chari et dans le Mayo Tsanaga. La secte Boko Haram est par exemple soupçonnée d’avoir causé la mort de six militaires le 24 juillet à Sagmé.

La résurgence de ces attaques est un sujet de préoccupation pour les populations civiles d’abord, victimes de harcèlement, note le HCR.

Au 24 août, le nombre de réfugiés au Cameroun reste toujours impressionnant.

Le pays en compte 1 954 100 et 1 032 942 déplacés internes. Parmi les déplacés, 711 056 sont originaires du Nord-Ouest et du Sud-Ouest tandis que 465 757 d’entre eux sont issus de la région de l’Extrême-Nord.

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