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vendredi, 18 juin 2021

Les éminences grises de la contrebande au Cameroun manquent à l’appel

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OPINION – « Saisie par la Douane Camerounaise d’une motocyclette transportant plus d’une tonne de marchandises de contrebande à Bascheo, Région du Nord », annonce fièrement le compte Twitter officiel de la douane camerounaise ce 16 mars.

Le même jour à quelques heures d’intervalles, les équipes signalent l’interception de 12 ballots de pagnes et cinq cartons de produits pharmaceutiques à Garoua Boulai, Région de l’Est.

Le manège est le même au fil des semaines et des mois. 

De fait, il se passe difficilement un jour sans que les services de la communication des douanes camerounaises ne triomphent de l’arrestation de quelques trafiquants dans une ville du Cameroun. 

Si les annonces d’arrestation sont légions, il en est autrement de la qualité – et même de l’identité des personnes interpellées et de leurs commanditaires. 

Rien ne filtre sur les poursuites engagées contre les personnes prises la main dans le sac et encore moins sur leurs commanditaires. 

En communiquant les résultats de l’opération Halte au commerce illicite (Halcomi) l’année dernière, les responsables de la DGD ont davantage insisté sur les résultats financiers de cette action.

Plus de 900 millions de francs CFA récoltés par Halcomi 3 en 2020 !

Combien d’arrestations, d’incarcération, quel est le niveau de responsabilité des personnes impliquées, quelle direction prennent les produits interceptés ? Très peu d’information filtrent. 

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