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jeudi, 23 septembre 2021

Droits de l’homme : l’État sur le banc des accusés

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Le Cameroon Human Rights Report rédigé par l’initiative « Stand up for Cameroon » de la femme politique et opposante Edith Kah Walla ne passe pas par quatre chemins : l’armée et le gouvernement camerounais sont les principaux responsables de la dégradation de la situation des droits de l’homme dans le pays.

Intimidations, arrestations arbitraires, enlèvements, tueries voire massacres… le document revient sur certains développements de l’actualité où les agences en charge de la sécurité ont été mises à l’index par la société civile ou par les séparatistes – notamment dans le NoSo.

Les auteurs reconnaissent toutefois que tous les faits exposés ne sont pas encore consolidés et validés.

Et cette lacune méthodologique ne concerne pas que les accusations contre l’armée et le gouvernement.

L’essentiel des attaques attribuées aux irrédentistes, que ce soit au NoSo ou à l’Extrême-nord où sévit Boko Haram, relèvent davantage d’un travail de déduction.

– Enquête

Ainsi, le Cameroon Human Rights Report 2021 assume que les sécessionnistes sont responsables du massacre des écoliers à Kumba sans autre source que les déclarations des autorités.

Globalement, le travail d’enquête indépendant pour arriver aux conclusions avancées est limité et le recours aux recherches du système judiciaire est quasi-inexistant.

Rien n’est facile en la matière, à en croire les auteurs du rapport.

Ils accusent le gouvernement d’empêcher tout travail d’information sur les questions de défense des droits de la personne au Cameroun.

Impossible toutefois de savoir si l’accès à l’information est plus aisé parmi les combattants ambazoniens ou dans les rangs de Boko Haram.

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